BARACK OBAMA

Le phénomène Obama à l’épreuve du feu en Europe

Chaque jour apporte son lot de tests pour Barack Obama. Après la crise économique qui ébranle les Etats-Unis, le scandale des bonus de l’assureur AIG et l’ultimatum qu’il a fixé lundi aux constructeurs automobiles pour bénéficier d’une aide publique, le président américain passe cette semaine son grand oral sur la scène internationale.

Barack Obama est arrivé hier soir à Londres pour assister au sommet du G20 qui s’ouvre demain dans la capitale britannique et se poursuivra vendredi. Son but lors de cette première réunion: convaincre ses partenaires du G20 de l’aider à stimuler l’économie mondiale, tout en vendant aux Européens son plan économique et financier pour tenter de sortir de la crise.

Le président a préparé le terrain à ce sommet en affirmant que, malgré les apparences, l’approche américaine ne différait pas fondamentalement de l’approche européenne. «Il n’y a pas deux camps. C’est un débat qui n’a pas de sens», a-t-il dit le 14 mars dernier.

«Route vers l’enfer»

La réponse de Washington à la crise repose avant tout sur l’important programme de dépenses publiques de 787 milliards de dollars, récemment approuvé par le Congrès. A cela est venu s’ajouter, la semaine dernière, le projet de régulation des marchés financiers présenté par Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor. Washington prévoit de durcir la législation existante aux Etats-Unis et d’accroître les contrôles sur les hedge funds notamment, mais ne veut pas promulguer de nouvelles lois.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’Union européenne (UE) préfère miser dans un premier temps sur un renforcement de la régulation des marchés. La semaine dernière, Mirek Topolanek, le premier ministre tchèque qui assume la présidence de l’UE jusqu’en juin et accueillera d’ailleurs Barack Obama à Prague lundi prochain pour le sommet UE-Etats-Unis, a qualifié le plan de relance de la Maison-Blanche de «route vers l’enfer».

La tension est encore montée d’un cran hier, lorsque la France a menacé de quitter la table des négociations du G20 si elle n’obtient pas «l’éradication» des paradis fiscaux selon les termes de Christine Lagarde, la ministre française des Finances.

Barack Obama va également pouvoir tester son image de rock star de la politique lors de sa seconde escale européenne à l’occasion du sommet de l’OTAN à Strasbourg et Baden-Baden ce week-end. Le président américain va tenter de convaincre ses partenaires du bien-fondé de sa nouvelle stratégie en Afghanistan. La Maison-Blanche cherche à obtenir des renforts militaires et civils pour lutter du côté de Kaboul contre Al-Qaida et les Talibans.

Matt Tresby (Source AP+photo)

BARACK OBAMA PRESIDENT POUR LE CHANGEMENT

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